vendredi, 25. avril 2014

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Les ressources en eau au Burkina Faso

pompe-du-village-de-tikare-nord-du-burkina-fasoAu Burkina Faso, l’essentiel des ressources en eau est apporté par les pluies, caractérisées par de fortes variations inter annuelles. Le pays dispose de ressources en eau exploitables mais inégalement réparties tant au niveau spatial que temporel. Ces ressources sont présentées par :

· les précipitations dont la moyenne est estimée à 206,9 milliards de m3 dont 8,79 milliards de m3 d’écoulement, 32,4 milliards de m3 d’infiltration et 165,9 milliards de m3 d’évaporation ;

· les eaux de surface dont la mobilisation est assez significative : on compte 1 450 barrages dont une dizaine de grands barrages disposant d’une capacité totale de stockage de plus de 5 milliards de m3 ;

· les réserves en eaux souterraines estimées à 402 milliards de m3 dont seulement 40,19 milliards de m3 de réserves renouvelables. Les aquifères les plus importants sont localisés dans les zones sédimentaires de l’Ouest, de l’Est et du Sud-Ouest du pays (MEE, 2001).

On distingue quatre (4) principaux bassins hydrographiques nationaux qui sont les bassins versants de la Comoé, du Niger, du Nakambé et du Mouhoun.

Processus de traitement d'eau

L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE AU BURKINA FASO: La nouvelle politique distingue trois volets pour tenir compte des modalités de gestion qui sont fonctions de la taille des collectivités et de leurs capacités techniques et financières :

L’approvisionnement en Eau Potable des centres urbains : L’hydraulique urbaine vise la satisfaction de la demande solvable en eau pour les centres urbains, les villes moyennes et les centres secondaires de plus de 10 000 habitants. Le développement de l’hydraulique urbaine a été confié à l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA), la société de distribution d’eau potable dans le cadre d’un contrat plan avec l’Etat.

L’Approvisionnement en Eau Potable des centres semi urbains ou centres secondaires : L’hydraulique semi urbaine vise la satisfaction de la demande solvable en eau pour les centres dont la population est supérieure à 2 000 habitants et qui ne sont pas couverts par le contrat plan signé entre l’Etat et l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA).

L’Approvisionnement en Eau Potable des zones rurales et des villages : L’hydraulique villageoise vise la satisfaction de la demande en eau pour les besoins du monde rural dont la population est inférieure à 2000 habitants.

Critères et normes de desserte en eau potable

En milieu rural : la première priorité de la politique est que chaque village dispose d’un point d’eau moderne (forages équipé de pompes ou puits modernes). Dans le souci de faciliter l’accès à l’eau potable aux populations et surtout de réduire la corvée eau, il a été développé par la suite l’approche hydraulique de quartier qui vise à doter chaque quartier de village, en point d’eau moderne. Du reste le nouveau critère de planification est de un (01) point d’eau pour 300 habitants avec une distance maximale de portage de 300 m.

En milieu semi-urbain : l’objectif de la politique en matière d’AEP est d’assurer la viabilité du service de l’eau, en utilisant des solutions adaptées ((mini-adductions simplifiées (AEPS), poste d’eau autonome (PEA)) aux besoins de la localité et la capacité des habitants d’assurer la gestion du système pour une norme de 30 l/j/habitant.

En milieu urbain : le niveau de service proposé est nettement meilleur (bornes fontaines, branchements privés et autres facilités de distribution). La politique préconise pour l’alimentation en eau potable de ces centres la réalisation de système classique d’adduction d’eau sous pression permanente, qui délivre de l’eau en quantité et qualité suffisante aux branchements privés et aux bornes fontaines.

Pour satisfaire les besoins en eau potable des populations, le Burkina Faso investit près de 10% de son budget dans la réalisation d’investissements dans le domaine de l’eau. A cela, il faut ajouter l’action de divers ONG, Associations...

L’inventaire de 1996 fait ressortir une situation d’environ 33 000 points d’eau modernes répartis sur l’ensemble du pays comme suit. La situation en juin 2002 était approximativement la suivante :

· Environ 22.400 forages équipés pompes à motricité humaine (PMH) .

· 232 systèmes d’adduction d’eau potable simplifiés (AEPS) : mini-AEP ou postes d’eau autonomes (PEA) avec stations de pompage solaires ou thermiques.

· 36 centres auxiliaires en systèmes classiques d’AEP (distribution par bornes- fontaines) et 6 en PEA gérés par l’ONEA.

Le taux de couverture des besoins en eau hormis les zones non couvertes par l’ONEA est d’environ 70% sur la base d’un point d’eau pour 300 habitants et si l’on exclut les puits modernes. Mais ce taux serait encore plus bas si l’on considère les pompes en panne qui selon l’inventaire de 1996 serait d’environ 28%.