dimanche, 20. octobre 2013

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Paramètres de mesures de la pollution des eaux urbaines

pollution_eauLes normes nationales et internationales fixent des indicateurs de pollution biologique et physico-chimique de l'eau. Les eaux usées sont des milieux extrêmement complexes, aussi se réfère-t-on à quelques paramètres pour les caractériser. Généralement exprimés en mg/L, Il existe une grande variété de paramètres indicateurs de pollution de l'eau. Il faut noter que ces paramètres peuvent être physiques, chimiques ou biologiques.

Pour les eaux naturelles et les effluents domestiques et industriels, on peut retenir les analyses suivantes :

  • Les matières en suspension (MES) : encore appelée quantité de matières en suspension, c’est la fraction constituée par l’ensemble des particules, organiques ou minérales, non dissoutes de la pollution.
    Les matières en suspension, et particulièrement la fraction décantable de celles-ci, peuvent constituer, à l’aval du rejet, des dépôts qui empêchent la vie d’une faune et d’une flore benthiques normales et qui dégradent la qualité de l’eau sous-jacente par le produit des fermentations. Les MES contribuent aussi à déséquilibrer le milieu aquatique en accroissant la turbidité ; elles contribuent à diminuer l'oxygène dissous et à limiter alors le développement de la vie aquatique et à créer des déséquilibres entre diverses espèces. Elles sont déterminées par filtration d’un échantillon d’eau et séchage.
  •  La demande biologique en oxygène (DBO) est un paramètre global qui exprime la quantité d’oxygène qu’une biomasse épuratrice va consommer pour décomposer les matières organiques contenues dans l’effluent avec le concours des microorganismes présents dans celui-ci.
    Elle est donc représentative de la somme des matières organiques biodégradables ; c’est un excellent indicateur de la concentration de l’eau en matières organiques biodégradables et donc de la pollution de l'eau. Elle est généralement mesurée en 5 jours (DBO5) en mg/l d'oxygène consommé à 20°C.
  • La demande chimique en oxygène (DCO) est, elle, représentative de la quantité de matières organiques oxydables par voie chimique. En d’autres termes, elle correspond effectivement à la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder dans des conditions opératoires définies, les matières organiques présentes dans un échantillon donné.
    L'oxydation est réalisée ici par un réactif ayant un pouvoir d'oxydation puissant (le permanganate de potassium à chaud en milieu acide). La quantité de réactif consommé pour l'oxydation des matières organiques présentes, rapportée en mg/l d'oxygène, correspond à la DCO.
    Le rapport entre la DCO et la DBO5 peut donner une idée de la biodégradabilité de l’effluent. La DBO et la DCO sont deux moyens d’apprécier la teneur en matières organiques oxydables. La dégradation de celles-ci dans le milieu naturel s’accompagne d’une consommation d’oxygène et peut entraîner un abaissement excessif de la concentration d‘oxygène dissous.
  • L’azote peut se trouver sous forme minérale (ammoniacal, nitrate) ou organique. On a :
    - Les Nitrates qui constituent le stade final de l’oxydation de l’azote.
    - Les Nitrites qui constituent une étape importante dans le cycle de l’azote, ils s’insèrent entre l’ammoniaque et les nitrates.
    - L’ammoniaque qui constitue la forme réduite de l’azote.
    - L’azote Kjeldahl qui comporte l’azote présent sous les formes organiques et ammoniacales à l’exclusion des nitrates et nitrites.
    La présence d’azote organique ou ammoniacal se traduit par une consommation d’oxygène dans le milieu naturel et par une entrave à la vie des poissons.
  • Le phosphore peut également se trouver sous forme minérale (en provenance des lessives ou des rejets industriels) ou organique. Élément indispensable à la vie des algues, la présence de phosphore entraîne un risque d’eutrophisation du cours d’eau ou du lac, c’est à- dire que celui-ci peut se voir envahi par un développement excessif de la population algale.
  • On mesure également la quantité de germes et de virus, les teneurs en graisses, détergents et métaux lourds. Chacun de ces paramètres représente une nuisance potentielle.
  • La mesure d'autres paramètres comme le pH et la conductivité aide à la caractérisation d'un effluent et donc à son traitement. Les effluents domestiques présentent un pH compris entre 6.5 et 8.0 ce qui favorise le développement des microorganismes épurateurs en milieux aérobies et anaérobies.
Ces paramètres physico-chimiques de mesure permettent d'avoir des informations précises sur la qualité d'une eau et la nature des polluants existants dans celle ci à un moment bien précis; si l'on se fie à ces paramètres uniquement, notre appréciation de la qualité de l'eau est icomplète du fait que celle ci fluctue en fonction du temps, des saisons, des débits, des charges polluantes et de leurs origines.