Dans la province de Séno, le jatropha curcas permet de lutter contre la désertification et la pauvreté. La place de la mairie de Dori a servi de cadre au lancement officiel du projet jatropha le vendredi 16 avril 2010. Le lancement s’est déroulé en présence des autorités administratives, des élus locaux, des représentants de projets, d’ONG et d’associations et des partenaires techniques et financiers. A également pris part à cette grande manifestation le maire de la commune de Terra (Niger) concerné aussi par le projet jatropha, tout comme la région sénégalaise de Kolda.
Le projet jatropha vise à renforcer les capacités et les conditions de vie des communautés rurales du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal. C’est un projet piloté par l’Italie à travers l’Institut Expérimental Spallanzani en partenariat avec les municipalités de Dori et de Terra, l’Association pour le développement de la région du nord / sahel burkinabé (ADRN / SB) et l’ONG (‘‘7 a’’) Maa – rewee du Sénégal. D’un coût global de 744.942 euros il sera financié par l’Union européenne à hauteur de 85% soit 633.201€ et co – financier pour 15% soit 111.741 euros par le partenariat. Il dura au total trois années, soit du 28 octobre 2009 au 27 octobre 2012. A terme, le projet jatropha permettra de réduire le processus de la désertification dans les zones semi arides et arides du Niger, du Burkina et du Sénégal.
Les milliers de plants qui seront produits durant la phase d’exécution du projet seront utilisés comme haie vive dans les champs et les jardins, ce qui permettra de réduire considérablement la coupe du bois vert pour la confection de haie morte pour le jardinage et les enclos. L’introduction du jatropha permettra également de réduire la pauvreté et d’améliorer les conditions d’existence des populations. En effet le jatropha est certes une plante utilitaire, mais aussi et surtout une plante commerciale.
Son huile utilisée comme bio – carburant, pourra faire fonctionner les plate–formes multifonctionnelles dans les villages. Le projet sera exécuté en plusieurs étapes allant de l’évaluation des expériences précédentes à la formation, sensibilisation et de renforcement des capacités, aux activités de démonstration et vulgarisation. 1.000 hectares de jatropha seront plantés dans le Séno à raison de 10 hectares par village. Déjà une pépinière de 150.000 plants a été constituée à Djomga avec l’appui technique de la direction régionale de l’environnement et du cadre de vie du Sahel.
Pour le maire de la commune visiblement heureux et confiant, le projet jatropha est ambitieux mieux, c’est une folie a-t-il dit, mais c’est une folie calculée qui mérite d’être vécue. Le projet a beaucoup de chance de succès dans le Séno, parce qu’il répond à certains préoccupations des populations et le jatropha n’est pas une plante concurrente aux cultures vivrières. Le projet jatropha aura indéniablement des impacts positifs pour les populations locales.
C’est pourquoi l’Union européenne n’a pas hésité à le financer a dit son représentant. En lançant officiellement les activités du projet pour la mise en œuvre de la connaissance et de l’introduction du jatropha curcas dans les pays ouest africains, le secrétaire Général de la région du Sahel a remercié les différents acteurs et marqué la disponibilité de l’administration à les accompagner pour la réussite de cette heureuse initiative dans le Séno.
Mahamoudou Ali MAIGA pour Sidwaya
Le jatropha curcas comme alternative dans le sahel burkinabé














